Les différentes pratiques
  

 PRATIQUER LE SKI NAUTIQUE

 

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Le SLALOM

 

Le slalom est la discipline la plus pratiquée en compétition. Elle demande des qualités techniques et physiques, mais l'expérience et la tactique (en fonction du vent, du courant, des conditions météo...) jouent également des rôles importants, ce qui explique que les "vieux" (d'une trentaine d'années) ont leur mot à dire.

 

Matériel :

En slalom, la taille du ski varie entre 160 et 180 cm, elle est à choisir en fonction du poids du skieur et de son niveau.

La dérive assure une certaine stabilité, en empêchant le ski de déraper sur l'eau.

La corde mesure 18,25 m, mais on peut la raccourcir pour augmenter la difficulté (cf "principe")

Le champ de slalom est composée de :

  • 12 bouées de chenal qui ont pour but de guider le bateau tracteur (qui doit avoir une trajectoire parfaitement rectiligne.
  • 6 bouées "skieur".
  • Une porte d'entrée et une porte de sortie

 

Principe :

Le skieur doit passer entre les deux premières bouées du champ de slalom, qui constituent la porte d'entrée, puis il doit contourner les 6 bouées "skieurs" et valider son passage en passant entre les deux dernières bouées (porte de sortie).

 

Le champ de slalom :

La difficulté augmente avec la vitesse du bateau. Pour le premier passage, le skieur choisit sa vitesse de départ. Si le skieur réussit un passage complet, on augmente la vitesse de 3 km/h, etc.... La vitesse maximale est de 55 km/h pour les femmes, 58 km/h pour les hommes.

 

 

Si un skieur réussit un passage complet à la vitesse maximum autorisée, on augmente la difficulté en raccourcissant la corde suivant la séquence suivante :

  • 18,25 m (longueur initiale de la corde)
  • 16 m
  • 14,25 m
  • 13 m
  • 12 m
  • 11,25 m
  • 10,75 m
  • 10.25 m

 

Remarque : les bouées skieurs sont situées à 11,5 m de l'axe du bateau.

Le vainqueur est celui qui aura contourné le maximum de bouées avec la corde la plus courte (ou à la vitesse la + élevée)

Exemple : record du monde : 1bouée à 10,25m (58 km/h)

 

 

 

Les FIGURES

 

Présentation globale…

Le but de cette discipline est d'effectuer le plus grand nombre de figures en deux parcours de vingt secondes chacun.

Les figures sont cotées en fonction de leur difficulté. A chaque figure correspond donc un nombre de points, et le vainqueur est tout simplement le skieur qui totalise le plus grand nombre de points après ces 2 parcours de vingt secondes : il aura réussi à trouver le bon compromis entre la rapidité d'exécution (le nombre de figures qu'il a pu réaliser), et la difficulté de celles-ci. En pratique, les compétiteurs font généralement un parcours corde en mains, et un parcours tracté par le pied. Les figures "corde au pied " sont bien sûr plus cotées que les figures "corde en main".

On n'a pas le droit de répéter la même figure et chaque compétiteur doit remettre au jury, sa "feuille de parcours" avant le début de l'épreuve. Le compétiteur y inscrit l'enchaînement de figures qu'il compte faire, et se doit, par la suite, de respecter cet enchaînement, et notamment l'ordre dans lequel il effectuera les figures.

Cette discipline demande des heures, des semaines…des années d'entraînement pour réussir un enchaînement. C'est sans aucun doute la discipline la plus ingrate car elle demande beaucoup d'entraînement, et parce que la moindre erreur se traduit irrémédiablement par un chute, qui termine ainsi un des deux parcours et réduit à néant les espoirs du compétiteur. Celui-ci doit donc présenter en compétition un parcours qu'il maîtrise totalement à l'entraînement, et placer de préférence les figures "à risque" en fin de parcours. Cette discipline requière de la souplesse, de l'équilibre, mais aussi de l'énergie.

L'évolution des figures a fait que les athlètes sont de plus en plus puissants, pour pouvoir réaliser des figures tels que les sauts périlleux, les steps-main…

 

Le matériel

Le ski de figure est beaucoup plus court et plus large qu'un ski de slalom, il fait de 105 à 109 cm de long, et une trentaine de centimètres de large. Le pied arrière se place de travers, pour faciliter la position arrière et les rotations. Enfin, le ski de figure est dépourvu de dérive, ce qui permet d'effectuer des rotations "glissées".

 

La corde mesure entre 12 et 13 mètres, à la convenance du skieur. Le palonnier doit disposer d'une bride dans laquelle le skieur insérera son pied pour réaliser des figures "corde au pied": logique, non?

Lors des figures "corde au pied", le bateau est muni d'un système appeler couramment "réalise", qui permet de décrocher la corde du mat, lorsque le skieur chute. On évite ainsi les blessures! C'est un camarade du skieur, alors appeler "realiseur" qui assure la responsabilité de libérer la corde au bon moment.

En compétition, le skieur doit venir avec son matériel (ski, corde, mais aussi realiseur!)

 

Les différents types de figures…

Les figures sont classées en différentes catégories.

Les rotations glissées : Le ski reste en contact avec l'eau, ce sont les figures les plus simples. On peut tourner de 90° (dérapage), de 180°, 360°…

Les rotations vagues : Le ski doit être complètement hors de l'eau pendant toute la rotation. Les meilleurs figuristes arrivent ainsi à tourner de 2 tours en l'air (720°), voir 2 et demi (900°)!

Les steps: Durant la rotation, le skieur passe le pied par dessus la corde. Pour que la figure soit validée, le pied ne doit pas toucher la corde. On peut bien sûr les faire glisser ou sur la vague.

Les steps-main : Cette fois, c'est le ski qui passe par dessus la corde. C'est Patrice MARTIN qui a inventé ces figures: pour la petite histoire, elles ont failli s'appeler step-MARTIN.

Les sauts périlleux : ces figures sont parmi les plus difficiles et connaissent un boom phénoménal depuis quelques années. Les meilleurs figuristes mettent jusqu'à 5 ou 6 sauts périlleux dans leur parcours (pour ma part, j'en mets 3, mais je m'entraîne…). Avant ou arrière, on peut également réaliser des vrilles.

 

Une spécialité française ...

Depuis bien longtemps, la France s'est fait une spécialité des figures.

 

Le SAUT

La discipline la plus spectaculaire qui fait appel au sang froid et au sens de l'équilibre à la fois sur l'eau et dans l'air.

Il s'agit d'effectuer, à partir d'un tremplin, le saut le plus long possible.

Pour que la performance soit prise en compte, le skieur ne doit pas chuter à la réception du saut. La vitesse d'arrivée sur le tremplin, l'impulsion et la position durant la phase d'envol conditionnent la performance.

 

 

Le WAKEBOARD

Le wakeboard est une discipline assez jeune puisqu’elle a été crée il y a une dizaine d’années. A l’instar du snowboard en ski alpin, cette nouvelle discipline déferle sur les plans d’eau et connaît un succès impressionnant.

Cette discipline plaît notamment car c’est sans doute la discipline la plus facile du ski nautique. Les débuts ne sont pas trop laborieux et on peut très vite se faire plaisir. Contrairement à des disciplines plus techniques comme les figures, par exemple, les progrès sont assez rapides, que l’on apprenne à démarrer ou que l’on apprenne un nouveau saut périlleux.

Le wakeboard a sa place dans ce qu’on appelle les sports extrêmes, où la devise est " Go Big or Go Home ".

L’état d’esprit des " riders " (nom donné à ceux qui pratiquent le wake) est donc un peu différent de celui des skieurs. Toutefois, l’entente entre riders et skieurs est parfaite car nous aimons notre sport pour les mêmes raisons : la recherche de sensations uniques de glisse, de " Big Air "…

 

Le matériel...

Le wakeboard est en fait un ski de figure survitaminé qui permet de réaliser des figures impressionnantes à 3 ou 4 mètres d’altitude. Pour atteindre ces hauteurs impressionnantes, on utilise un " Sky Pylon ", qui est en fait un mat surélevé qui mesure environ 3 mètres. De cette façon, l’altitude des sauts peut être augmentée d’environ 1 mètre. En fait, tous les moyens sont bons pour se procurer des sensations inoubliables.

La longueur de la corde est à la convenace du rider (environ 16m).

 

1°) comment s'y retrouver ?

Vous devez prendre en compte plusieurs choses :

- votre niveau, avez-vous déjà fait du ski nautique ?

- le nombre de personnes utilisant la planche : est-elle à la bonne taille ?

- le prix (occasion ou neuve...)

- le look de la planche : il faut d'abord qu'elle vous plaise !

On trouve 2 types de planches :

les wakeboards de type "surf", avec l'avant pointu. Ce sont des planches asymétriques qui conviennent bien aux débutants. Elles sont très bien adaptées aux conditions de pratique en pleine mer, où la présence de quelques vagues n'est pas rare. Par contre, pour un utilisateur plus confirmé, les figures de rotation notamment sont plus difficiles à réaliser. Ces planches sont dans l'ensemble minoritaires sur le marché.

Les wakeboards dits "twin tips" aux extrémités quasiment identiques sont beaucoup plus courants.

Tous types de formes peuvent exister pour ce type de planches : des formes étroites ou des formes larges. Préférez si vous débutez une forme assez large aux extrémités qui vous donnera plus de stabilité et de tonus dans les sauts ou autres figures que vous tenterez. Elles vous permettront de ne pas arriver trop vite sur la vague tout en gardant une bonne hauteur dans les sauts.

La forme étroite nécessite d'avoir plus de technique pour les sauts.

 

2°) Les fixations

Vous avez le choix entre 3 types de fixations :

! Les footstraps (avec boudins à l'arrière) : personnellement, elles me font mal au talon d'achille mais

C’est sans doute une question d'habitude...

les chausses demi-montantes ou demi-chausses.

Les chausses montantes.

Les footstraps sont conseillés si vous débutez. Vous n'êtes pas encore habitués à enfiler des chausses qui doivent être bien serrées : une fois dans l'eau vous allez perdre du temps et de l'énergie pour rien si vous chaussures sont trop compliquées. De plus ce type de fixations est facilement réglable pour plusieurs utilisateurs.

Si vous souhaitez progresser et tenter des figures, alors passez aux demi-chausses. Vous améliorez le confort des fixations par rapport aux footstraps sans perdre la souplesse des chevilles.

Enfin les chausses montantes sont à conseiller aux personnes connaissant déjà le ski nautique et étant déjà habitués à ce type de fixations ou si vous voulez pratiquer un wakeboard sérieux en mettant toutes les chances de votre côté.

N'OUBLIEZ PAS VOTRE GILET ET VOTRE COMBINAISON SI L'EAU EST TROP FRAICHE.

Une bonne combinaison peut s'avérer également très utile lorsque vous chuterez : ça fait quand même moins mal de se prendre une raclée quand on a une combi... sauf sur le visage où là ça ne change rien...

 

3°) GOOFY ou REGULAR ?

Quel est votre pied d'appui ? Si c'est le pied droit, vous êtes "goofy", si c'est le pied gauche, vous êtes "regular".

GOOFY : vous aurez le pied droit devant.

REGULAR : vous aurez le pied gauche devant.

 

 

Principe...

Les figures proposées en compétition sont à base de sauts périlleux, de air-railey (le skieur s'envole façon deltaplane) et de mobius (des sauts périlleux avec vrilles).

Chaque skieur dispose de deux parcours de 25 secondes chacun pour réaliser deux enchaînements de 5 figures.

Chaque skieur dispose également de la possibilité de réaliser une figure supplémentaire en fin de parcours. Celle-ci ne le pénalisera pas en cas d'échec, mais influencera le jury en cas de succès : c'est donc l'occasion de tenter une figure extrême. Pour cette dernière figure, les skieurs s'aide du " double-up ".

Double-up : lorsque le bateau recoupe ses propres vagues, il se crée une vague plus consistante qui peut servir de base de lancement pour une grosse figure.

Les figures accomplies par les meilleurs mondiaux sont de plus en plus acrobatiques et aériennes. En fait, cela ressemble de plus en plus à du trampoline et de moins en moins à un véritable sport de glisse.

 

Le bateau laisse derrière lui un beau sillage avec de chaque côté une vague qui vous servira de tremplin pour des sauts (tout simples ou périlleux, cela dépendra de votre niveau...).

Bien sûr ce sport requiert un minimum de conditions physiques et il est courant d'avoir une tonne de courbatures après les premiers jours d'essai.

En terme d'efforts physiques, c'est un peu plus dur que le bi-ski mais moins difficile au démarrage que le monoski.

 

 Le BAREFOOT

Le barefoot est un sport nautique atypique puisqu'il se pratique sans ski. Pour la pratique de ce sport un sens de l'équilibre et une condition physique accrue est requise.

 

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